La Mort devant Soi

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Ceci est une nouvelle réédition ! Prix réduits, nouvelle couverture et plus encore !

 

Informations Générales

Editeur : Amazon

Genre : Science-Fiction/Thriller/Drame

Nbr de pages : 491 pages

Prix TTC :

  • format papier 15 €
  • format numérique 2, 99 €

Page Facebook : https://www.facebook.com/lecoinlitteraire.fr/


Résumé

Juillet 1977, au Sud des États-Unis. Mélina Flores est une belle trentenaire travaillant depuis son enfance dans la ferme laissée par ses parents, au Texas. Elle n'a jamais quitté l'État, ni même été plus loin que le bout de paysage en face de sa fenêtre, prisonnière de ce désert texan dans lequel elle comptait passer le restant de ses jours. Des jours éreintants et futiles, minable serveuse n'espérant rien, comme si Mélina avait toute la vie devant elle. Toute la vie devant elle...

Mais son destin bascule le jour où l'on vient lui annoncer qu'il ne lui reste plus qu'une semaine à vivre et qu'il lui faudra payer une somme de plus en plus élevée en fonction des renseignements qu'elle souhaite obtenir sur les circonstances exactes de sa mort. Malgré les premières appréhensions, Mélina constate bien vite que ce n'est pas une plaisanterie et que les deux hommes qui viennent de frapper à sa porte sont prêts à tout pour servir le Destin, ce Destin auquel personne ne peut échapper.

Commence alors pour elle une effroyable et palpitante course contre la montre. Elle éprouvera en une semaine, ce que l'on vit dans toute une existence. Entre les douleurs de l'amour, l'amitié qui trahit, le sexe débauché, l'alcool facile et les petits bouts de rêves qui flottent au-dessus des dollars et du sang. Il lui faudra donc apprendre le prix de la vie, la saveur que cette dernière peut offrir à ceux qui savent s'en délecter et ce, avant qu'il ne soit trop tard...

Sur les pas littéraires de John Fante et de ses errances américaines, dans les frasques décadentes de Jack Kerouac et dans l'esprit paranormal des romans de Stephen King, "La Mort devant soi" s'offre comme un hommage à la philosophie d'Arthur Schopenhauer qui nous enjoint de savourer l'existence. 

Un hymne à la vie et à la liberté. Une romance impossible, une célébration de l'amitié et de la puissance des souvenirs d'enfance. Mais aussi un road-trip duquel vous ne ressortirez pas indemnes. Ce roman nous entraîne dans une réflexion brutale mais nécessaire, sur la préciosité de l'existence, sur fond de déchéance et de nostalgie américaine. Un nouvel "Easy Rider" à savourer avec ivresse et folie...

 

Disponible sur :

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Mon Avis :

J'ai dévoré ce roman en deux jours. Ophélie aura réussi à me faire plonger dedans corps et âme. 

Je me permets de faire une analyse complète, ce qui risque d'être long, car voilà une lecture riche tant sur le plan du style d'écriture que sur le fond de l'histoire.

Pour ma part, j’aime bien le ton poétique et théâtral, voire mélodramatique. Parfois, j’ai eu un sentiment de lire une histoire en huit clos, mais version road trip. Étrange sensation, car totalement contradictoire. Étrange, mais intéressante tout de même^^

C’est un style que je ne lis pas souvent, mais parfois, j’aime bien m’y plonger. L’auteur s’est appliqué à nous présenter des décors, des ressentis riches en détail et en couleurs. Des couleurs tellement précises que nous pourrions les peindre sur des tableaux. Le désespoir ou la lassitude par exemple sont expliqués avec tant de matière que nous pourrions dessiner des scènes complètes et les accrocher au mur.

Une petite impression de lourdeur au début, toutefois, car même si j’aime cette poésie et cette beauté mélancolique qu’Ophélie a su instaurer dans mon imaginaire, cela manque peut-être de rythme pour accrocher les lecteurs. Au premier chapitre, je dois avouer avoir eu hâte d’arriver aux dialogues. J’ai fini par m’y habituer à la longue (cela me prend souvent un petit temps d’adaptation lorsque je lis ce genre d’ouvrage).

Dans le style d’écriture, j’ai reconnu des airs du 19e siècle sur un fond moderne. Les personnages qui font de longs discours, un langage soutenu (mélangé avec un langage plus courant dans les dialogues). Un vocabulaire très riche et qui ne se compare pas du tout au mien. Je trouve les annotations intéressantes pour les lecteurs qui n’y sont pas habitués. Je préfère largement voir l’auteur prendre le temps de nous expliquer certains détails plutôt d’être obligée d’aller fouiller dans le dictionnaire à chaque fois ou faire des recherches sur Internet. Même si ce sont des concepts que nous connaissons personnellement, il faut se dire que ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde.

 

Attention Spoil !

J’adore le concept de la SAM. C’est original et nous amène à nous poser la question suivante : Que ferions-nous si nous savions la date exacte de notre mort ? Chercherions-nous à en savoir plus ? À rattraper le temps perdu ? À exaucer nos rêves les plus fous ? À régler nos comptes ?

Il y a tant de raisons de redouter la mort. Même pour les personnes lasses de la vie. Parfois, ce n’est pas la mort en elle-même qui fait peur, mais la manière de mourir et ce qu’il y a après. Sera-t-elle douloureuse ? Serait-ce la fin ou me retrouverais-je quelque part d’autre ? Regretterai-je au bout du compte la vie que j’ai menée ? Ayant travaillé avec des personnes en fin de vie, je comprends tout à fait la réaction de Mélina face à la nouvelle. Lasse de vivre une vie comme la sienne, mais pas prête à mourir tout de même. Car mourir équivaut à enlever toute chance de changer son destin. Dans le fond, elle gardait une infime étincelle d’espoir en elle, même si elle était prisonnière dans sa vie de solitude, de son passé et dans la maison de son enfance qui était isolée de tout.

Et, l’étincelle d’espoir auquel elle finit par s’accrocher prend l’apparence d’un homme ; Marshall.

D’ailleurs, les réceptionnistes de la SAM sont vraiment… On jurerait qu’ils la mettent au défi ou qu’ils s’amusent dans leur rôle. Ah ah. Et à chaque fois, Mélina paie le prix fort pour avoir d’autres détails croustillants sur sa future mort. Le pire c’est la fin ! Bon sens. J’avais une idée que cela se dirigerait vers une direction proche de celle-ci, mais je ne m’attendais pas au « comment » de sa mort.

Ils avaient raison sur certains points. Elle n’est pas morte à cause d’un accident, ni par maladie.  Par contre, je n’en dirai pas plus pour gâcher la surprise. Vivement le tome 2!

Fin du spoil !

 

J’adore les descriptions des personnages. C’est tellement précis. Lou Young par exemple. J’ai adoré la manière qu’elle s’est dessinée dans mon esprit. Les messagers de la SAM aussi. Effrayant. Marshall ajoute une touche de légèreté et d’humour je trouve. Son côté « libre et indomptable » crée un bon contraste. D’un sens, c’est un homme frustrant, mais d’un autre, on comprend sa façon de penser, son vécu, et nous ne pouvons pas vraiment lui en vouloir pour la brutalité de ses propos.

Bref, j’aime bien ces différences d’opinions qui les opposent. Un récit poignant, plein d’émotions et qui porte à réfléchir. Les personnages fuient tous quelque chose. Ils ont soif de vivre et ont tous un passé qui a laissé des traces dans leurs cœurs. Cela se reflète dans leur façon d’être. On ne peut qu’être d’accord avec eux et nous ne pouvons pas les juger. Voilà des personnages vivants, avec de la consistance.

Comme je l’ai signalé plus haut, le seul point qui m’a un peu dérangée est la longueur des phrases et peut-être aussi le surplus de descriptions qui, par moment, ne sont pas nécessaires. C’est chouette d’en trouver et je suis la première à adorer cette poésie. Or parfois, il aurait été plus avantageux de miser sur un rythme plus rapide pour rehausser l’intrigue et les émotions plus vives comme la colère ou la confusion (exemple : la colère c’est rapide, fulgurant, etc.). De plus, le fait de toujours allonger ses phrases porte parfois à confusion pour le lecteur qui se perd dans l’océan de détails. Enfin, cela a été mon cas à quelques reprises.

Je ne sais pas si c’est par habitude, mais j’ai l’impression, par contre, qu’après la moitié du roman, c’est mieux de ce côté-là. Le rythme est plus rapide, plus souvent de phrases plus courtes, etc.

Et à part ce détail, je n’ai rien à redire. Ce fut un agréable moment et une très belle découverte. Je suis heureuse de m’être procuré ce bel ouvrage. 

 

Ma note : 8/10

 

Bonne lecture !

 

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