Votre Profil d'Auteur

Vous pensez publier votre livre, mais ne savez pas où commencer vos recherches et comment vous y prendre.

Pour être franche, vos besoins en matière d’édition dépend surtout de ce que vous recherchez et quel type d’auteurs vous êtes. Posez-vous les questions suivantes :

  1. Pour qui je souhaite publier mon livre ? Pour ma famille et mes proches ? Pour un vaste public ?
  2. Qu’est-ce que je suis capable de faire et de ne pas faire ? Quelles sont mes compétences dans le monde de l’édition ?
  3. Est-ce que j’écris pour le plaisir, comme passe-temps uniquement, ou je souhaite en faire mon métier et y consacrer tout mon temps ?

En répondant à ces questions, vous aurez déjà un bon avantage pour entamer vos recherches. Si vous voulez davantage d'information sur les types d'éditions, c'est ici : http://mast-pierre.e-monsite.com/pages/trucs-et-astuces/l-edition/les-types-de-maisons-d-edition.html

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Exemple 1

Profil

Vous êtes des auteurs qui souhaitent publier pour un cercle restreint de lecteurs et vous n’avez pas de connaissances concernant l’édition, ni concernant tout ce qui entoure la confection du livre (couverture, mise en page, etc.)

Solutions

Ici, il est inutile de chercher une maison d’édition traditionnelle. La sélection est très stricte et le temps d’attente pour recevoir une réponse est… décourageant. Mais, si vous voulez tenter votre chance malgré tout (sait-on jamais), libre à vous de le faire.

Si vous en avez les moyens, peut-être serait-il bien d’aborder une maison d’édition à compte d’auteur. Elles prennent en charge l’impression et le livre serait disponible à la demande (lorsqu’un client ou une librairie le commande). Elles confectionnent aussi la maquette pour la page couverture et offrent un service de correction si désiré. Par contre, pour rembourser le prix payé, il vous faudra vendre un minimum de livres.

Il vaut mieux éviter les plateformes alternatives, car leurs services à la carte reviendraient trop chers pour vos besoins.

Certes, tout s’apprend. Vous pouvez vous lancer dans l’auto-édition et devenir des auteurs indépendants, mais il va falloir faire énormément de recherches et travailler dur (très très dur). Si vous êtes du genre à vous laisser facilement décourager, ce n’est peut-être pas une option pour vous. Si vous êtes motivés ou que vous n’avez pas les moyens d’investir des sommes faramineuses, vous pouvez tenter votre chance^^

 

Mon Exemple Personnel

Je souhaite en faire mon métier, publier plusieurs livres et toucher un vaste électorat. J’écris à temps plein, ce qui me permet donc de consacrer beaucoup de temps dans mes projets.

Les maisons traditionnelles = ce serait l’idéal

J’ai tenté ma chance, mais j’ai attendu un an pour avoir uniquement des refus. Je n’ai pas envie d’attendre encore un an pour, peut-être, être acceptée. Et là, il faut faire x2, parce que j’ai tenté ma chance deux fois, avec deux livres différents. Deux ans d’attente pour des refus au final, sans compter le temps pour la rédaction, etc. Cela équivaut donc à plusieurs années.

*Là, je sais que certains puristes vont dire que si nous avons vraiment du talent, nous serons forcément acceptés. Dites-vous que les maisons d’édition traditionnelles ont un nombre limité de parutions par année. Versus la quantité impressionnante de livres reçus (des centaines voire des milliers pour les plus grosses), elles l’avouent elles-mêmes qu’elles doivent trancher et laisser filer quelques perles parfois.

Là, je ne dis pas que mon livre est une perle. Je dis juste que c’est un peu immature de ne jurer que par une seule alternative. Immature et prétentieux aussi. Il y a un temps où je l’ai été moi aussi, mais plus maintenant. J’ai laissé ma fierté de côté et j’ai appris à ne pas juger un livre par sa maison.

Les maisons d’édition à compte d’auteur. = Non.

  1. Je suis pauvre, pas assez d’argent pour le prix demandé
  2. Je veux faire moi-même mes pages couverture, ce qu’on ne peut pas faire ici. Même si nous pouvons dire notre opinion, les livres dans ce genre de maisons d’édition sont soumis à un style qui ne m’enchante pas personnellement.
  3. Je suis capable de mettre en page mon livre moi-même et tous les détails techniques
  4. Les cartes d’affaires et les marques-page, je les fais moi-même encore une fois

Donc, en choisissant cette option, je paierais un prix énorme pour pas grand-chose. Mon opinion strictement personnel : Je ne suis pas intéressée à payer pour faire publier mes romans, en plus de devoir me démener pour les vendre moi-même. Cela reviendrait à devoir payer pour travailler alors que ce devrait être l'inverse (surtout qu'en moyenne, cela prend plusieurs mois pour écrire un roman).

L’auto-édition. = Non

  1. Je n’ai pas de permis de conduire. Donc, je ne peux pas aller imprimer moi-même mon livre à chaque fois que je suis en rupture de stock et faire le plein de bouquins dans les librairies à chaque fois.
  2. Je vis dans une région reculée du Québec, avec une faible population vieillissante qui ne lit sûrement pas du fantastique. Donc, mon lectorat ne se trouvera pas ici.
  3. Il existe Amazon pour vendre en ligne et c'est ce que la majorité des auteurs indépendants choisissent, mais je ne veux pas me limiter à une seule plateforme. De plus, pour m’être informée, il est difficile d’inscrire son livre sur les autres plateformes de vente en ligne.

Plateforme alternative. = Oui. Pourquoi ?

  1. J’ai besoin d’aide pour l’impression.
  2. De l'aide pour la distribution aussi. Hachette Livre mettrait mon livre disponible à la demande dans plusieurs pays francophones. Il mettrait le bouquin disponible sur tous les sites de vente (amazon, fnac, chapitre.com, dilicom, renaud bray, etc.) et dans plusieurs librairies également… Toujours à la demande toutefois. Mais, au moins, j’aurai juste à faire le tour des librairies une fois pour signaler que mon livre existe et pour le promouvoir. Cela m'enlève un poids.

Comme je suis capable de faire le reste moi-même, c’est l’idéal, parce que je n’ai pas besoin de plusieurs services pour m’aider. Cela baisse donc énormément le montant d’argent que je devrai débourser.

De plus, la débrouillarde que je suis a découvert que je peux diminuer les prix sur la promotion (facebook, etc.) si je ne prends pas les services complémentaires de bookelis. Il suffit de faire directement affaire avec les réseaux sociaux :)

Donc : fabriquer mon livre sera gratuit. Je paie juste pour la distribution et la promotion (qui n’est pas sur bookelis par contre). Merveilleux !

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Je crois qu’il n’y a pas de manières de s'éditer mieux que d’autres. Tout dépend de nos besoins. Il y a, certes, des pommes pourries partout qui vendent du rêve pour au final offrir des services de piètre qualité. Il faut être vigilent sur ce point, mais si vous déterminez d’avance où concentrer vos recherches, cela vous évitera de vous poser la question : comment je dois faire ? Voilà ce qui m'est arrivé. J'ai essayé les traditionnelles, à compte d'auteur (heureusement que je n'ai pas signé de contrat) et aucune des deux n'a fonctionné ou n'a répondu à mes attentes.

Donc voilà. Je vous donne ce conseil en toute humilité: déterminez votre profil d'auteur et faites-vous un plan d'affaires efficace.

P.S. Pour le plan d'affaires, j'y reviendrai dans un prochain article :)

Commentaires

  • ma_st-pierre
    Merci^^

    Tu as une belle expérience à raconter, t'inquiète. J'ai lu ta biographie, ton témoignage et ton article sur ton expérience en écriture et cela m'a impressionné.

    My god. Les recherches... je vois exactement ce que tu veux dire. Des jours et des jours à faire des recherches. Ouf! Et, ce n'est que le début! Il y a tant de choses à faire autour de l'écriture. C'est intense. Contente de voir que tu arrives à écrire malgré ton boulot à mi-temps. Contente aussi de voir que je ne suis pas la seule à faire autant de recherches pour rendre son récit le plus crédible possible. Cela me donne encore plus le goût de découvrir ton roman^^
  • Coralie Fouriau
    En effet nous n'avons pas la même expérience. Je n'ose te dire la mienne du coup. Mais tu as su tenir bon et tes efforts sont enfin récompensés. C'est vrai que pour un écrivain, ne pas écrire et se tenir à un autre emploi est quelque chose de très frustrant. Moi je suis à mi-temps pour le moment, ça me laisse un peu de temps pour écrire. Et oui encore, le travail d'un écrivain n'est pas de tout repos. Les gens croient qu'on ne fait qu'écrire sur du papier ou une page Word mais c'est bien plus que ça. J'en ai eu des maux de tête à réfléchir pour que les choses restent cohérentes ; ou encore attraper mal aux yeux à faire des recherches sur Internet pour les besoins de mon livre. Tu apprécies un bon documentaire vidéo quand c'est comme ça. ^^

    Courage, tu vas sortir de l'ombre ! :)
  • ma_st-pierre
    Il y a eu beaucoup de remises en question dans mon parcours, je l'avoue. J'aurais pu suivre le conseil de mon entourage et me trouver un emploi « normal » pour vivre une vie plus sécuritaire. J'ai suivi ce conseil une première fois en suivant un cours dans un autre domaine. J'ai travaillé un an et demi dans ce métier et mon amoureux fut le premier à s'être rendu compte que je n'étais pas heureuse. Cela grugeait tellement mon énergie que je n'avais plus la force, ni l'inspiration pour écrire. Même si j'avais réduit mes heures de travail. Je devenais irritable et même si nous avions beaucoup d'argent à l'époque, quelque chose clochait dans notre vie.

    Il m'a fait la proposition d'écrire à temps plein. Tenter le tout pour le tout, en somme. Et, ça fait... cinq ou six ans que j'y travaille. La mauvaise confiance en moi m'a fait toutefois tourner en rond durant les premières années.

    Après les nombreuses lettres de refus et les contrats de maisons à compte d'auteur qui ne me satisfaisaient pas (pauvre= pas d'argent pour payer), j'ai failli flancher une deuxième fois. Une femme proche de nous m'avait fortement conseillé de retourner travailler dans mon ancien domaine. Mon entourage commençait à se demander ce que je foutais de ma vie et encore aujourd'hui, beaucoup ont du mal à comprendre qu'écrire, c'est un travail aussi. Un travail beaucoup plus exigeant qu'il y paraît.

    Donc, j'ai été à mon entretien et accepté l'emploi. Mais le jour de ma formation, j'ai dit à mon employeur que je préférais ne pas travailler avec eux finalement.


    Tout me ramenait toujours à l'écriture et peu importe ce que les autres en penseraient, je devais suivre mon rêve jusqu'au bout. Je m'étais dite que le jour où j'abandonnerais serait le jour où j'aurais tout donné. Heureusement que mon amoureux est patient et compréhensif, même si lui aussi a hâte que je sorte de l'ombre :)

    Voilà pour mon expérience personnelle^^
  • Coralie Fouriau
    Tu as galéré à ce que je vois. Mais tu es aussi persévérante. Bravo :)
    Il est vrai qu'il n'y a pas de "meilleure" maison d'édition. Bonne continuation.

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