Quels sont les éléments d'un bon récit ?

Comme partout sur le site, vous êtes libres de discuter avec nous sur le sujet et de donner votre opinion ^.^

Je vais vous donner mes critères personnels en les citant d'abord, puis en expliquant mon point de vue. Tout est subjectif ici et ce n'est pas coulé dans le béton. Aussi, prenez en considération que je parle du récit parfait en mon sens. Ce n'est pas parce qu'il manque un élément par exemple que le récit est mauvais. Tout dépend aussi de l'intention de l'auteur et de la manière que c'est présenté.

  1. La crédibilité de l'histoire, des personnages et de l'univers
  2. L'approfondissement des personnages
  3. Les clichés
  4. Les sensations
  5. La forme

IconeIcone La crédibilité IconeIcone

En somme, cela se résume à savoir rendre son récit cohérent. Même si cela se situe dans la SFFF, une histoire me captivera si tout est bien pensé d'avance et finement préparé. Encore mieux si on arrive à me convaincre que cela pourrait arriver si nous étions dans le même contexte.

Par exemple (ce qui me rebute un peu) : Les histoires où les gamins de douze-treize-quatorze, gros comme des pouls et qui ne se sont jamais entrainés de leur vie... Vous savez, ces gamins qui, en l'espace de quelques jours ou quelques semaines, arrivent à terrasser des adultes surentraînés depuis des lustres ? J'ai de la difficulté à adhérer, même si on sait tous que c'est dû au fait qu'il est le héros et que c'est justement son talent qui fait sa singularité. Ou ces héroïnes qui découvrent à peine leurs nouvelles facultés et hop, elles deviennent les sauveuses du monde ou n'importe quel autre revirement épique. Ce n’est pas tant le fait qu’elles surpassent les autres qui me rebute, mais la vitesse d’adaptation et d’amélioration dans ces cas-ci.

Les royaumes que nous pouvons traverser en deux jours d'équitation seulement (c'est sacrément petit, je trouve). Justement, en parlant d'équitation, toujours se promener à cheval sans prendre le temps de laisser ce dernier se reposer. Déjà, avoir un idiot sur le dos à longueur de journée, c'est épuisant et s'il faut transporter tout son équipement en plus, monter des collines et des chemins accidentés... Impossible pour le cheval. Ou lorsque le héros combat des ennemis + passe sa journée à cheval + arrive par je ne sais quel miracle à copuler avec la belle damoiselle en cours de soirée (copuler le plus souvent avec délicatesse ou sensualité). Je m'excuse, mais encore une fois, c'est tiré par les chevaux (désolée pour le jeu de mots à deux balles XD). Le mal de dos, cela n'existe pas apparemment. C'est sûr que c'est moins sexy de voir un chevalier marcher comme un pingouin et se lamenter de douleur, mais bon. Ah ah.

 

IconeIcone L'ApprofondissementIconeIcone

Des personnages bien vivants. Avec un passé, un présent et une évolution durant le récit (en bien ou en mal, je m'en fous, mais il faut que les choses bougent). Des manies, des peurs, des aspirations. Pas uniquement des forces, mais des faiblesses aussi. Bref, des personnages humains même s'ils ne le sont pas. Et pour ceux qui sont atypiques, genre robots et tout, avoir ce petit quelque chose qui les démarque des autres.

Le petit plus en somme qui nous permet de nous attacher à eux ou de les haïr ^.^

 

IconeIcone Les ClichésIconeIcone

Personnellement, je n'ai rien contre les clichés. Mais, contre la voie de la facilité, oui. Lorsqu'un auteur parle de destinée ou d'âmes sœurs sans trop s'attarder sur la complexité des relations humaines, c'est facile je trouve. Lorsque le personnage est le héros tout simplement parce qu'il est l'élu. Encore une fois, trop facile. À moins qu'on soit témoin de toute la mécanique derrière ce choix, cela me rebute un peu.

Et aussi, cela nous ramène un peu vers la crédibilité et vers l'approfondissement des personnages. Un bad boy qui s'attendrit pour devenir mignon et inoffensif, je n'ai jamais vu cela. Les histoires où il tombe amoureux de la sage fille non plus, je n'ai jamais vu cela dans la réalité. À moins qu'on ait droit à une réelle évolution, vraiment crédible et recherchée, ce n'est pas mon trip. Un autre exemple : les rêves prémonitoires ou sur les vies antérieures. Non, mais il y en a partout ! Perso, j’utilise ce concept dans le premier tome de Cydartha, mais je me suis permis de changer quelques trucs. Je voulais justement montrer qu'on peut jouer avec les clichés. Cela devient un peu redondant sinon. Il y a plein de manières de découvrir la vérité ou d'amener du suspense. Allez. Un petit effort ^.^

 

IconeIcone Les SensationsIconeIcone

Le rythme du récit, l'équilibre entre les dialogues et les paragraphes descriptifs, mais surtout, les émotions ressenties au cours de la lecture. Ces lectures durant lesquelles nous ne pouvons pas détacher nos yeux. Celles qui nous font vivre une panoplie d'émotions (ou juste une, mais intense, c'est suffisant ^.^) Ces livres pleins de caractère et de vie. Encore une fois, on peut faire le lien avec les autres critères. Tout va ensemble selon moi.

 

IconeIcone La FormeIconeIcone

La mise en page, le moins de fautes possible... Bref, que tout soit propre, claire et professionnel. Je vais publier un article spécialement dédié à la mise en page d'un manuscrit, lorsque le temps me permettra de le rédiger.

Un exemple tout simple : éviter d'utiliser des mots comme le "ça" dans vos textes. Celui-ci est uniquement autorisé dans les dialogues. Autrement, nous devons écrire "ceci" ou "cela". Si ces termes ne sonnent pas jolis dans la phrase en question, il suffit simplement de la reformuler. Désolée. Il fallait que je le dise. Je le vois trop souvent pour passer outre ce détail.

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Tout est dit, je pense. Qu'en pensez-vous ? Je répète que ceci est totalement subjectif ^.^

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